En décembre, je vide le composteur pour récupérer le compost mûr avant l'hiver. Tri, récupération du compost fin et remise en route pour la saison suivante.

C’est une de ces tâches qu’on remet à plus tard parce que ça n’a pas l’air urgent. Le composteur est là, il fait son travail tout seul, on y dépose des déchets et on n’y pense plus. Sauf qu’à un moment, si on ne le vide pas, il se sature et ne fonctionne plus correctement. En décembre, entre la fin du nettoyage de la serre et les premières semaines de repos du jardin, c’est le bon moment. La matière a eu le temps de se décomposer depuis l’été. Le compost du fond est mûr.

Ouvrir et trier

J’ai commencé par démonter le composteur pour accéder à tout le contenu. C’est là qu’on voit vraiment ce qui s’est passé à l’intérieur. En haut : des déchets récents, encore reconnaissables, qui n’ont pas eu le temps de se transformer. En bas : un compost sombre, friable, qui sent la terre. Ce sont deux choses différentes et elles ne s’utilisent pas de la même façon.

Le tri prend du temps mais il est indispensable. Les matières encore en décomposition repartent dans le composteur pour continuer leur cycle. Le compost fin, lui, est mis de côté.

Récupérer le compost fin

Le compost mûr se reconnaît facilement. Il est sombre, homogène, sans morceaux identifiables. Il sent la forêt après la pluie, pas les déchets. Quand on le prend dans la main, il s’émiette. C’est ce qu’on cherche.

J’ai récupéré ce compost dans un bac séparé pour pouvoir l’utiliser précisément là où j’en avais besoin, sans tout mélanger.

Amender les bacs de la serre

Ma priorité, c’est les bacs de culture sous la serre. Après une saison de tomates et de semis, la terre est fatiguée. Elle a donné ce qu’elle avait. Apporter du compost maison en décembre lui laisse le temps de s’intégrer avant les premières plantations de mars.

J’ai incorporé une couche de compost fin à la surface de chaque bac et je l’ai griffé légèrement pour l’intégrer au sol. Pas besoin de retourner en profondeur. Le travail se fait naturellement pendant l’hiver.

Remettre en route pour un nouveau cycle

Une fois le composteur vidé, je l’ai remis en place et j’ai recommencé à le garnir. Les matières encore en décomposition du tri sont allées en premier, elles servent d’ensemencement pour relancer l’activité. Par-dessus, les premiers déchets de cuisine et de jardin de l’hiver.

Un composteur qui repart de zéro après un vidage, c’est un composteur qui va produire un compost de qualité pour la saison suivante.

Ce que j’ai appris à éviter

  • Ne pas mélanger compost mûr et matières fraîches au moment de l’extraction. Le tri est fastidieux mais il conditionne la qualité de ce qu’on récupère.
  • Ne pas attendre que le composteur soit plein à ras bord pour le vider. On perd en qualité et en accessibilité.
  • Ne pas incorporer du compost non mûr directement dans les bacs. Ça peut bloquer l’absorption des nutriments par les plantes.

Vider le composteur, c’est la suite logique du nettoyage de la serre avant l’hiver. Les deux gestes ensemble préparent le jardin à repartir sereinement en mars.