Après un hiver qui a emporté ma verveine, j'ai recomposé mon bac aromatique en avril : menthe chocolat, coriandre, basilic divisé en deux, aneth et une nouvelle verveine citron.

Avril, c’est le mois où je remets mon bac d’aromatiques en ordre. Cette année, l’hiver a fait du dégât. Ma verveine citron, qui avait pourtant bien passé l’hiver précédent, n’a pas survécu. Gel tardif ou terre trop humide dans le bac. Je ne sais pas exactement. Les deux, probablement. J’ai retrouvé une touffe sèche et morte début mars, sans aucune repousse au pied.

Résultat : j’ai profité de l’occasion pour repartir sur une bonne base et replanter cinq aromatiques, tous achetés chez Merrel Horticulture, une pépinière où je reviens régulièrement parce que les plants sont robustes et les prix honnêtes.

La menthe chocolat dans son pot en terre cuite

La menthe, je ne la mets jamais directement en pleine terre dans un bac. Elle colonise tout. C’est sa nature. La solution que j’ai adoptée : la planter dans un pot en terre cuite, que j’enterre dans le bac jusqu’au bord. Les stolons souterrains ne franchissent pas le pot. Quand ils atteignent la paroi, ils remontent et sortent par le dessus, où il suffit de les pincer.

Cette année, j’ai choisi une menthe chocolat pour varier. Son parfum est plus doux que la menthe poivrée classique, avec une note sucrée assez agréable. En infusion, elle change. Le pot en terre cuite est un peu plus lourd à manipuler qu’un pot plastique, mais il régule mieux l’humidité, ce qui compte dans mon bac qui a tendance à rester frais.

Une nouvelle verveine citron

La verveine, je la replante. J’ai pris un plant chez Merrel, en espérant qu’il passe mieux l’hiver prochain. Si la cause était le gel, il n’y a pas grand-chose à faire sinon la rentrer en automne. Si c’était l’humidité du bac, je vais surveiller le drainage cette saison et peut-être ajouter du gravier sous la motte à l’automne avant de la protéger.

La verveine citron n’est pas rustique sous nos latitudes. Je l’avais laissée en place les années précédentes en pariant sur un hiver doux. Ce pari ne tient pas tous les ans.

Coriandre : une valeur sûre à renouveler chaque année

La coriandre, je la traite comme une annuelle. Elle monte en graines vite dès que la chaleur arrive, et plutôt que de la semer en pleine terre où elle peine souvent à lever chez moi, j’achète un plant en godets au printemps. Ça me garantit une touffe productive dès mai.

Je lui donne une place à mi-ombre dans le bac. Elle dure moins longtemps que le basilic sous le soleil direct, et j’en utilise beaucoup en cuisine. Coriandre fraîche sur les lentilles, dans les soupes thaï, dans le guacamole.

Le basilic divisé en deux

Chez Merrel, le basilic grand format se vend en plateaux assez denses, avec plusieurs plants serrés. Plutôt que de les laisser se gêner, je divise le plateau en deux lors de la plantation : deux touffes à la place d’une, mieux espacées, qui vont chacune prendre de la place correctement.

C’est une habitude que j’ai prise depuis quelques années. Un plant acheté 2 euros divisé en deux donne deux pieds qui produisent autant qu’un seul plateau planté en entier. Le basilic aime l’espace pour se ramifier.

Je le place à l’endroit le plus ensoleillé du bac. C’est la plante la plus sensible au froid parmi celles que j’ai plantées. Je n’aurais pas mis le plant dehors avant la mi-avril.

Aneth

L’aneth, je ne l’avais jamais mis dans ce bac. Cette année, j’ai décidé de l’essayer. C’est une plante haute, elle peut dépasser 80 cm. Je l’ai placée au fond du bac pour ne pas qu’elle fasse de l’ombre aux autres.

J’utilise l’aneth avec le poisson et dans les sauces au yaourt. Avoir quelques tiges fraîches à portée de main, c’est un confort que je n’avais pas jusqu’ici.

Ce que j’ai appris à éviter

  • Ne pas planter le basilic trop tôt. Un coup de froid suffit à le faire noircir.
  • Ne pas oublier la menthe dans son pot : elle déborde et envahit si le pot affleure mal.
  • Ne pas attendre que la verveine soit morte pour décider de la rentrer. L’an prochain, elle rentre en septembre.

La composition finale du bac

Cinq plantes, un bac de taille moyenne, une exposition sud-ouest. Ça couvre l’essentiel de ce dont j’ai besoin en cuisine de mai à octobre. Les plants viennent tous de chez Merrel. C’est à chaque fois la même chose : les godets sont bien enracinés, les plantes partent vite après la plantation.

Pour les aromatiques qui reviennent sans replantation chaque année, j’en parle dans mon article sur le thym et le romarin.